- 03.02.–29.05.2024
- Exposition · Archives
Parfois, je m'accroche à l'air *|*- Parfois, je m'accroche à l'air
Artistes biélorusses en exil
En 2020, des manifestations massives de la société civile ont eu lieu en Biélorussie, un pays situé entre la Pologne et la Russie et jusqu’alors peu connu en Occident. Elles visaient à dénoncer les élections truquées et la politique répressive du chef de l’État corrompu. Ces manifestations sont devenues un cri pour la liberté et l’expression d’un désir de vivre dans un pays démocratique. Des artistes et des acteurs de la culture ont également joué un rôle déterminant dans ces manifestations. Beaucoup ont été arrêtés et emprisonnés. Après leur libération, ils ont fui vers Vilnius, Varsovie, Tbilissi ou Berlin pour échapper à de nouvelles sanctions. Ils pensaient pouvoir rentrer bientôt, mais les semaines d’attente se sont transformées en mois, et les mois en années. Depuis, ils se trouvent dans une situation de limbo entre deux mondes : ils espèrent pouvoir faire avancer le changement dans leur pays d’origine sans y être physiquement présents, tout en séjournant dans un pays où, officiellement, ils n’existent souvent pas.
Dans l’exposition manchmal halte ich mich an der luft fest (parfois, je m’accroche à l’air), de jeunes artistes biélorusses en exil reviennent sur les manifestations qui ont radicalement changé leur vie et sur les années qui ont suivi. Dans leur art, ils abordent les répressions dans leur pays d’origine et la peur d’une surveillance permanente qui ne s’arrête pas, même en exil. Ils traitent de ce sentiment de ne pas avoir sa place et des boucles sans fin des bureaucraties étatiques auxquelles ils sont confrontés à l’étranger. L’exposition cherche à exprimer la situation personnelle de nombreux artistes en exil aujourd’hui, qui ne concerne en aucun cas uniquement les Biélorusses.
Le titre de l’exposition est tiré d’un poème de la poétesse biélorusse Volha Hapeyeva, qui vit elle aussi actuellement en exil en Allemagne. Dans son essai La défense de la poésie en temps d’exil permanent, elle invoque la poésie et l’art comme moyens de libre pensée et de résistance contre le langage bureaucratique des États et contre la violence dictatoriale.
L’exposition est un projet de coopération entre la Galerie im Körnerpark, la Prater Galerie et le Goethe-Institut im Exil.
Avec le soutien du Goethe-Institut im Exil
Assistante de conservation : Diana Nowak
Avec des poèmes de Volha Hapeyeva
Commissaire Katharina von Hagenow, Uladzimir Hramovich & Paulina Olszewska
- Alexander Adamov
- Rozalina Busel
- Anastazja Palczukiewicz
- Vasilisa Palianina
- Lesia Pcholka
- Nadya Sayapina
- Antanina Slabodchykava
- Varvara Sudnik
- Aliaxey Talstou